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Le renard en montagne
Où et quand l'observer ?

Il n’a pas volé sa réputation de rusé : le renard roux est partout dans nos montagnes, des forêts profondes aux abords des villages… et pourtant, le voir demande un peu de méthode. C’est aussi l’un des animaux les plus accessibles pour débuter l’observation, y compris en plein hiver.

Ce qu'il faut savoir sur le renard

À quoi ressemble-t-il ?

Le renard roux est un canidé de taille moyenne : 60 à 90 cm de corps, plus une longue queue touffue de 30 à 40 cm, pour 5 à 8 kg. On le reconnaît à son pelage roux, à son ventre et sa gorge blancs, à l’arrière des oreilles et au bas des pattes noirs, et surtout à sa queue fournie à la pointe blanche. En montagne, sa fourrure d’hiver est particulièrement dense et flamboyante. La fiche Wikipédia du renard roux complète le portrait.

Son mode de vie

Opportuniste de génie, il s’adapte à tout : forêts, alpages, lisières, abords des villages et des stations. Il chasse surtout au crépuscule et la nuit, maraude sur un territoire qu’il marque soigneusement, et se repose le jour dans un fourré ou un terrier. Actif toute l’année, il ne dédaigne pas de chasser en plein jour l’hiver, quand la nourriture se fait rare.

Que mange-t-il ?

Omnivore et opportuniste, il mange un peu de tout. En montagne, les campagnols forment le gros de son menu — d’où le fameux « mulotage ». Il complète avec des lapins, des oiseaux, des œufs, des insectes, des fruits et des baies en été, des charognes, et malheureusement des restes trouvés près des habitations. Cette souplesse alimentaire explique son succès partout.

Où observer le renard ?

Le renard vit dans nos cinq massifs, sans exception : c’est peut-être le grand carnivore le plus facile à observer en montagne. Voici où et comment le surprendre.

 Dans nos cinq massifs

Des Alpes aux Pyrénées, en passant par le Jura, le Massif Central et les Vosges, les renards sont chez eux partout. Retrouvez chaque territoire sur nos pages : les animaux des Alpes, les animaux du Jura, les animaux du Massif Central, les animaux des Vosges et les animaux des Pyrénées.

Le mulotage, moment fort de l’hiver

L’image qui fait rêver, c’est le « mulotage ». Quand il repère un campagnol sous la neige, le renard se fige, écoute, puis bondit très haut et plonge tête la première, pattes avant tendues, pour transpercer la couche de neige. Ce grand saut en cloche, spectaculaire et gracieux, est l’une des plus belles scènes de l’hiver montagnard.

Ses traces dans la neige

À défaut de le voir, on suit ses traces. Il « trotte » en ligne droite presque parfaite, posant ses pattes arrière dans les empreintes des pattes avant, ce qui donne une piste régulière et rectiligne — bien différente de la démarche brouillonne d’un chien. Apprendre à lire ces traces, comme pour le lynx, prolonge le plaisir de l’observation.

Quand l'observer le renard en France ?

La bonne saison

Toute l’année, et l’hiver est un moment privilégié : le mulotage sur la neige, les traces faciles à suivre et une silhouette plus visible en journée en font une saison idéale. Le printemps a son charme aussi, avec les renardeaux qui jouent aux abords du terrier, en mai-juin — à observer de très loin.

Le bon moment de la journée

Le crépuscule et l’aube en priorité, quand il part en chasse ou rentre au repos. En hiver, la faim le pousse à chasser aussi en pleine journée, ce qui multiplie les occasions. Postez-vous en lisière ou au bord d’une prairie, à l’heure où la lumière baisse.

Où et quand l'observer un renard (régions et saisons)

Voici, d’un coup d’œil, où et quand tenter votre chance d’observer le renard (accessible toute l’année, avec un pic l’hiver — le mulotage sur la neige). Chaque case donne une note sur 5 : 0 signifie que l’espèce est absente ou non observable, 5 qu’une observation est très probable.

RégionPrintempsÉtéAutomneHiver
Alpes3/53/53/54/5
Jura3/53/53/54/5
Massif Central3/53/53/54/5
Vosges3/53/53/54/5
Pyrénées3/53/53/54/5

Ces informations sont données à titre indicatif et peuvent changer d'une année à l'autre. Pour en savoir plus, rapprochez-vous des gardes forestiers, des maisons de parc ou des offices de tourisme de votre secteur.

Nos conseils pratiques pour l'observation des renards

Le matériel

Des jumelles 8×42 suffisent. La bonne position : l’affût immobile en lisière de forêt ou au bord d’une prairie, à l’heure du crépuscule. En hiver, on peut aussi suivre ses traces dans la neige, sans jamais s’approcher d’un terrier occupé. Approchez toujours vent de face : il a un flair redoutable.

Comment se comporter

On avance lentement, on se poste, on ne bouge plus. Le renard est méfiant mais curieux : en restant discret, on peut le voir chasser, jouer ou passer tout près sans se douter de votre présence. Un geste brusque, une odeur portée par le vent, et il s’évapore.

Respecter les renards pour mieux les observer

Ne JAMAIS le nourrir

La règle numéro un, ici : ne jamais nourrir le renard, même s’il quémande près des stations ou des refuges. Nourri, il perd sa peur de l’homme, s’approche des routes, se fait écraser ou entre en conflit avec les habitants — et finit parfois éliminé. Le nourrir, c’est le condamner. Aussi mignon soit-il, on ne lui donne rien, jamais.

Chien en laisse, sentiers, terriers

Chien tenu en laisse, maintien sur les sentiers : un chien lâché peut poursuivre l’animal ou déranger un terrier. Au printemps, on s’éloigne des terriers occupés, pour ne pas faire fuir une portée de renardeaux.

Ne pas approcher ni toucher

On n’approche pas et on ne touche pas un renard, mort ou vif : comme tout animal sauvage, il peut être porteur de parasites ou de maladies. On l’admire à distance, ce qui est de toute façon la plus belle façon de l’observer.

Où dormir pour l'observer des renards en France ?

On croise des renards toute l’année, dans les cinq massifs, avec une mention spéciale pour l’hiver et son mulotage. Nos adresses sont à quelques minutes des lisières et des prairies où il chasse.

Dans les Alpes

Nos villages vacances d’Arêches-Beaufort, des Karellis et de La Clusaz – Les Confins, et nos résidences de La Clusaz – Les Aravis et des Menuires ouvrent sur des lisières et des alpages où le renard maraude.

Dans le Jura

Le village vacances et la résidence de Métabief vous posent au bord des forêts et des prairies du Haut-Doubs, parfaites pour l’affût du soir.

Dans le Massif Central

Le village vacances et la résidence de Murol vous accueillent toute l’année en Auvergne ; le village vacances et la résidence de Fournols d’Auvergne complètent l’offre à la belle saison (fermés l’hiver).

Dans les Vosges

Le village vacances et la résidence de Bussang ouvrent sur les forêts et les chaumes vosgiennes, riches en lisières à guetter.

Dans les Pyrénées

Les résidences de Piau-Engaly et de La Mongie vous rapprochent des estives et des lisières pyrénéennes. L’hiver est la meilleure saison pour tenter d’assister au mulotage sur la neige.

Hébergement Murol
Massif Central

Hébergement Fournols
Massif Central

Hébergement Métabief
Massif du Jura

Hébergement Bussang
Massif des Vosges

La Clusaz – Les Confins
Massif des Alpes

Hébergement à Arêches-Beaufort
Massif des Alpes

Hébergement à La Mongie
Massif des Pyrénées

Hébergement à Piau-Engaly
Massif des Pyrénées

Vos questions sur les renards

Le renard vit-il en montagne ?

Oui, et très bien. Le renard roux est l’un des mammifères les plus répandus de nos montagnes, présent dans les cinq massifs, de la vallée jusqu’aux alpages, en passant par les abords des villages et des stations. Sa formidable capacité d’adaptation lui permet de prospérer dans presque tous les milieux, du plus sauvage au plus fréquenté.

Surtout au crépuscule et à l’aube, quand il part chasser ou rentre se reposer. En hiver, la nécessité de se nourrir le pousse à sortir aussi en pleine journée, ce qui augmente les chances de l’observer. Postez-vous en lisière à la tombée du jour, immobile et vent de face, pour maximiser vos occasions.

C’est la technique de chasse du renard sur les campagnols, spectaculaire dans la neige. Après avoir localisé sa proie à l’oreille, il se fige, puis bondit haut dans les airs et plonge tête la première, pattes tendues, pour percer la neige et capturer le rongeur. Ce grand saut en cloche est l’une des plus belles images de l’hiver en montagne.

À leur alignement quasi parfait : il pose ses pattes arrière dans les empreintes des pattes avant, ce qui donne une piste rectiligne et régulière, comme tracée au cordeau. Les empreintes, ovales, montrent quatre doigts et des griffes. Cette ligne droite le distingue nettement de la démarche désordonnée d’un chien.

Non, jamais, même s’il s’approche et quémande. Nourri, il perd sa méfiance, se rapproche des routes et des habitations, et se met en danger, jusqu’à devoir parfois être éliminé. Le nourrir, c’est lui nuire. On l’observe à distance et on ne lui donne rien : c’est la meilleure preuve de respect qu’on puisse lui offrir.

Parce qu’ils y trouvent facilement de la nourriture : poubelles, restes de pique-nique, animaux nourris par les visiteurs. Opportuniste, l’animal profite de cette manne facile, surtout en hiver. Mais cette proximité lui est néfaste : elle l’habitue à l’homme et multiplie les risques. Ne rien laisser traîner reste le meilleur service à lui rendre.

Surtout des campagnols et petits rongeurs, base de son alimentation en altitude. Il complète avec des lapins, des oiseaux, des œufs, des insectes, des fruits et des baies en été, et des charognes. Près des habitations, il se rabat volontiers sur les restes humains. Cette souplesse alimentaire explique sa présence dans tous nos massifs.

Non. Il reste actif tout l’hiver : c’est même l’une des meilleures saisons pour l’observer, grâce au mulotage sur la neige et à ses traces faciles à suivre. Sa fourrure épaisse le protège du froid, et la difficulté à trouver de la nourriture le pousse à chasser davantage de jour. L’hiver, on le voit souvent mieux qu’en été.

Au printemps, généralement en mars-avril, après environ deux mois de gestation. Les petits restent d’abord au terrier, puis en sortent jouer aux beaux jours, en mai-juin : un moment attendrissant, à observer de très loin pour ne pas déranger la famille. Les jeunes se dispersent à l’automne pour chercher leur propre territoire.

Ne l’approchez pas et ne le touchez pas : un animal sauvage blessé peut mordre, et il peut être porteur de parasites. Notez le lieu, prenez une photo de loin, et prévenez la mairie, un centre de soins pour la faune sauvage ou l’Office français de la biodiversité. On ne tente jamais de le soigner ou de le déplacer soi-même.