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Où voir l'aigle royal en France ?
Alpes, Pyrénées et Massif Central

Cette grande silhouette sombre qui tournoie très haut au-dessus de la vallée, est-ce « juste » une buse… ou le roi des rapaces ? On vous donne les clés pour reconnaître l’aigle royal à coup sûr, et les meilleurs coins de nos massifs pour guetter sa haute silhouette.

Ce qu'il faut savoir sur l'aigle royal

À quoi ressemble-t-il ?

L’aigle royal est un grand rapace de 1,90 à 2,20 m d’envergure, pesant de 3 à 6,5 kg — la femelle plus grande que le mâle. Son plumage est brun sombre, avec une nuque dorée qui lui vaut son nom. Les jeunes se reconnaissent à des taches blanches bien nettes sous les ailes et à la base de la queue, qui s’estompent avec l’âge. Serres puissantes, bec crochu : c’est un chasseur redoutable. La fiche Wikipédia de l’aigle royal complète le portrait.

Son mode de vie

L’aigle vit en couple sur un immense territoire, qu’il défend toute l’année. Il niche sur des falaises ou de grands arbres, dans une aire qu’il réutilise et agrandit d’année en année. Fidèle et sédentaire, il chasse en planant puis en fondant sur ses proies à grande vitesse. On le voit souvent tournoyer très haut, porté par les ascendances, avant de disparaître derrière une crête.

Que mange-t-il ?

C’est un prédateur, à la différence du gypaète et des vautours, charognards. Dans les Alpes, la marmotte est sa proie de prédilection — au point qu’on le repère souvent au-dessus des colonies. Il chasse aussi lièvres variables, jeunes chamois ou isards, galliformes de montagne et renardeaux, et se rabat sur les charognes en hiver, quand les proies se raréfient. Notre fiche de la marmotte détaille sa cible favorite.

Aigle royal ou buse : comment les distinguer

C’est la confusion à lever. L’aigle est bien plus grand qu’une buse variable (près de 2 m contre 1,20 m d’envergure), plane les ailes légèrement relevées en V peu marqué, et montre un « doigté » caractéristique : les longues rémiges du bout des ailes s’écartent comme des doigts. La buse, plus trapue, tournoie les ailes à plat et bat plus souvent. À distance, c’est surtout la taille et l’allure tranquille de l’aigle qui tranchent. Pour les autres grands planeurs, voyez notre fiche du gypaète barbu et notre fiche du vautour fauve.

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Où observer l'aigle royal ?

On peut observer l’aigle dans trois de nos massifs, partout où les grands espaces de montagne lui offrent à la fois un territoire de chasse et des falaises pour nicher.

Dans les Alpes

Le massif où il est le plus présent. Guettez-le au-dessus des alpages et des colonies de marmottes, où il vient chasser aux heures chaudes. Tout le massif est présenté sur la page des animaux des Alpes.

Dans les Pyrénées

L’aigle est bien installé dans les Pyrénées, des vallées béarnaises aux estives d’altitude. Levez les yeux au-dessus des grands versants ensoleillés. On en parle sur la page des animaux des Pyrénées.

Dans le Massif Central

Gorges, plateaux et grands causses du Massif Central abritent aussi l’aigle. Les gorges du Tarn et de la Jonte, déjà réputées pour les vautours, sont de bons postes d’observation. Cap sur la page des animaux du Massif Central.

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Quand l'observer ?

La bonne saison

Toute l’année, car il ne migre pas. Le grand moment, c’est la fin de l’hiver : en février-mars, les couples se livrent à des parades nuptiales spectaculaires, plongeons et remontées en festons au-dessus de leur territoire. À ne pas manquer, pour qui lève les yeux au bon moment.

Le bon moment de la journée

Du milieu de matinée à l’après-midi, quand les thermiques se forment et portent les grands planeurs. Levez la tête dès qu’il fait beau : c’est aux heures chaudes que l’aigle prend de l’altitude et patrouille son territoire, bien visible dans un ciel dégagé.

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Où et quand l'observer : nos chances région par région

Voici, d’un coup d’œil, où et quand tenter votre chance d’observer l’aigle royal (à guetter dans le ciel, aux heures chaudes). Chaque case donne une note sur 5 : 0 signifie que l’espèce est absente ou non observable, 5 qu’une observation est très probable.

RégionPrintempsÉtéAutomneHiver
Alpes3/53/53/53/5
Jura0/50/50/50/5
Massif Central2/52/52/52/5
Vosges0/50/50/50/5
Pyrénées3/53/53/53/5

Ces informations sont données à titre indicatif et peuvent changer d'une année à l'autre. Pour en savoir plus, rapprochez-vous des gardes forestiers, des maisons de parc ou des offices de tourisme de votre secteur.

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Nos conseils pratiques pour l'observation

Le matériel

Des jumelles 10×42 sont conseillées : l’aigle vole souvent très haut. Une longue-vue est idéale pour les affûts depuis un belvédère ou un col. L’astuce : choisir un point de vue dégagé face à un grand versant, et balayer le ciel et les lignes de crête aux heures chaudes de la journée.

Comment se comporter

On observe depuis un point fixe, sans chercher à s’approcher des falaises. La patience est la clé : l’aigle peut disparaître longtemps, puis réapparaître très haut. Restez discret, surtout à proximité de parois susceptibles d’abriter une aire.

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Respecter l'animal : les règles d'or

Ne jamais nourrir ni approcher

On n’approche pas un aigle et on ne cherche pas à l’attirer avec des appâts. On l’observe de loin, en le laissant chasser et patrouiller son territoire, sans jamais tenter de le faire réagir.

Distances, sentiers et chien en laisse

Chien tenu en laisse, maintien sur les sentiers : la tranquillité est essentielle, surtout autour des sites de nidification en falaise.

Ne jamais chercher l’aire

La règle à respecter : ne jamais chercher l’aire, le nid de l’aigle. Comme pour tous les rapaces de falaise, on respecte scrupuleusement les interdictions d’escalade ou de survol pendant la nidification, souvent de janvier à l’été. Un dérangement à cette période peut faire échouer la reproduction d’un couple qui n’élève qu’un ou deux aiglons. On se contente d’admirer l’oiseau en vol, de loin.

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Où dormir pour guetter son vol ? Nos villages vacances

L’aigle se voit toute l’année, dans les Alpes, les Pyrénées et le Massif Central. Nos adresses sont à quelques minutes des vallées d’où l’on scrute les crêtes à la jumelle.

Dans les Alpes

Nos villages vacances d’Arêches-Beaufort, des Karellis et de La Clusaz – Les Confins, et nos résidences de La Clusaz – Les Aravis et des Menuires vous rapprochent des alpages et des grandes parois de Savoie et de Haute-Savoie.

Dans les Pyrénées

Les résidences de Piau-Engaly et de La Mongie vous posent face aux grands versants pyrénéens, terrain de chasse de l’aigle.

Dans le Massif Central

Le village vacances et la résidence de Murol vous accueillent en Auvergne, entre monts et rapaces ; le village vacances et la résidence de Fournols d’Auvergne complètent l’offre à la belle saison (fermés l’hiver). Idéal pour prendre le temps de lever les yeux.

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Vos questions sur l'aigle royal

Où voir l'aigle royal en France ?

Dans les Alpes surtout, mais aussi dans les Pyrénées et le Massif Central. Cherchez-le au-dessus des alpages, des estives et des grandes falaises, aux heures chaudes, quand les thermiques portent les planeurs. Dans les Alpes, les colonies de marmottes sont un bon repère : l’aigle vient y chasser.

À sa grande taille (près de 2 m d’envergure), à son plumage brun sombre à nuque dorée, et à son vol plané majestueux, ailes légèrement relevées en V, longues rémiges écartées « en doigts ». Les jeunes montrent des taches blanches sous les ailes et à la queue. L’allure est ample et tranquille, sans les battements pressés d’un rapace plus petit.

La taille, surtout : l’aigle atteint près de 2 m d’envergure, contre environ 1,20 m pour la buse variable. L’aigle plane les ailes en léger V avec un « doigté » marqué au bout des ailes ; la buse, plus trapue, tournoie les ailes à plat et bat plus souvent. À distance, l’ampleur et le calme du vol de l’aigle le distinguent nettement.

L’aigle est un prédateur assez compact, à queue courte et arrondie, qui chasse des proies vivantes ; le gypaète barbu, plus grand encore, a une queue en losange, des ailes étroites et se nourrit d’os. En vol, la silhouette de l’aigle est plus ramassée, celle du gypaète très effilée. Ils partagent parfois le même ciel sans se ressembler une fois l’œil exercé.

De 1,90 à 2,20 mètres environ, la femelle étant plus grande que le mâle. C’est l’un des plus grands rapaces d’Europe, juste derrière le gypaète barbu et les vautours. Cette envergure, associée à un vol plané ample, rend sa silhouette repérable de loin dans le ciel de montagne.

Surtout des marmottes dans les Alpes, mais aussi des lièvres variables, de jeunes chamois ou isards, des galliformes de montagne et des renardeaux. C’est un prédateur qui capture des proies vivantes, en fondant sur elles à grande vitesse. En hiver, quand les proies se raréfient, il complète son régime de charognes.

Non. L’aigle ne s’attaque pas à l’homme, ni aux enfants, contrairement à une légende tenace. Ses proies ont la taille d’une marmotte ou d’un jeune ongulé. Il évite l’homme et s’éloigne à son approche. Il n’y a donc rien à craindre à l’observer, à condition de rester à bonne distance de son nid.

Le plus souvent sur une vire de falaise, parfois sur un grand arbre. Ce nid, appelé l’aire, est une vaste plateforme de branches qu’un couple réutilise et agrandit d’année en année. Les aigles y sont très sensibles au dérangement : c’est pourquoi l’escalade et le survol de certaines falaises sont réglementés pendant la nidification.

Plusieurs centaines de couples, principalement dans les Alpes et les Pyrénées, plus quelques-uns dans le Massif Central et d’autres massifs. Après avoir frôlé la disparition, l’espèce s’est bien rétablie grâce à sa protection. Elle reste toutefois sensible au dérangement et aux collisions. Les effectifs sont suivis et actualisés régulièrement.

À la fin de l’hiver, surtout en février-mars. Les couples se livrent alors à des vols nuptiaux spectaculaires : montées en altitude, piqués vertigineux et remontées en festons, parfois serres emmêlées. C’est le meilleur moment de l’année pour l’observer en action, par beau temps, au-dessus de son territoire.